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Alain de Romefort

Alain de Romefort
Candidat titulaire                                     
Marié, cinq enfants                                                                                          
Né le 20 aout 1946
Fonctionnaire                                    
 
Je vis en Beaujolais depuis vingt six ans tout en ayant travaillé pendant plusieurs années à Paris et en revenant chaque week-end dans mon village, Regnié-Durette. Actuellement je travaille à Lyon dans une agence publique spécialisée dans les politiques de la santé.

Ma belle famille, les Yemeniz, habite le pays depuis quelques générations et possède une exploitation viticole, ce qui me conduit à être particulièrement sensible aux problèmes du vignoble. J’ai fait la connaissance de mon épouse et donc du beaujolais il y a quarante ans alors que j’étais stagiaire de l’ENA à la préfecture de l’Ain. C’est durant ce stage que j’ai d’ailleurs eu mon premier contact avec l’écologie en suscitant un “remembrement écologique” que j’obtins du Ministère de l’Agriculture grâce à l’appui du professeur Le breton qui appuya le projet auprès du ministre de l’époque,un certain Jacques Chirac!

Durant mes années parisiennes, j’ai toujours rêvé de vivre à la campagne mais il n’y a guère de Ministères implantés dans les champs et dans les vignes!

 Il y a 26 ans j’obtins d’être affecté à la chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes (dans le cadre d’une “mobilité” imposée par mon statut), et par la suite je fus conduit à exercer des responsabilités dans des structures de développement en région lyonnaise. C’est durant cette dernière période,  que je me suis présenté aux cantonales dans notre canton avec l’appui alors du PS, certains d’entre vous, s’en souviennent sans doute . J’ai depuis rejoint les “Verts”parce que j’ai réalisé que les socialistes restaient trop dépendants des anciens schémas de pensée,  et qu’ils n’avaient pas vraiment pris la pleine mesure des transformations actuelles du monde.

 Je suis actuellement conseiller municipal dans mon village et membre du conseil syndical du syndicat du pays Beaujolais qui est notamment en charge du Schéma de Cohérence Territoriale  (SCOT) et du Contrat de développement durable (CDDRA) passé avec la région Rhône-Alpes qui couvrent la plus grande partie du nord du département.

J’ai également été membre du conseil communautaire de la CCRB pendant plusieurs années ou j’ai milité pour que l’on prenne en compte le patrimoine et le paysage car vendre du vin c’est aussi vendre un terroir, une atmosphère et un paysage.

Dans mon village,  je me suis plus spécialement investi dans la relance du «caveau du cru Régnié»,  qui est animé par une admirable équipe de bénévoles très motivés.  J’ai contribué à la réouverture du dernier café du village ainsi qu’à la création d’une AMAP ,  qui s’est avérée être une réussite dés le départ,  et j’ai initié le montage d’un sentier thématique d’interprétation du paysage et du patrimoine, à l’intention des touristes.  Il est porté maintenant par une association d’habitants très active et décidée.

 Mes engagements locaux m’ont permis de m’intéresser au canton, de le mieux connaître et d’en discerner les forces et les faiblesses.

Nous sommes entrés dans une période très difficile. J’ai conscience comme beaucoup d’entre vous que notre beau terroir est arrivé à un tournant décisif. La crise économique majeure que nous traversons, qu’aggrave celle du vignoble qui est encore plus cruelle, vont le transformer de façon profonde et durable.

Il faut faire en sorte que cette crise qui peut nous détruire devienne une mutation réussie qui nous permette de conserver le caractère rural et la convivialité du canton des “crus” et des “beaujolais villages” tout en nous adaptant au mieux aux temps nouveaux et même en y innovant.

 Nous avons besoin d’un nouveau souffle. Avec vous tous,  je l’apporterais : j’en ai la volonté et j’en ai la capacité. Ensemble nous devrions pouvoir surmonter la crise.

 Ma carrière m’a amené lorsque j’étais en administration centrale au ministère du Travail à me spécialiser dans les questions de développement économique local et même à tenir un rôle pionnier dans certaines des politiques que l’Etat a mis en œuvre dans ce domaine depuis les lois de décentralisation. J’ai ainsi pu me constituer une solide expérience qui m’a conduit à aider de nombreux projets locaux partout en France.

J’ai été conduit également à partager cette expérience au plan  international puisque j’ai piloté des groupes de travail et des missions dans le cadre de l’OCDE ou de l’Union Européenne. J’ai enfin acquis une solide maitrise des circuits ministériels puisque à deux reprises j’ai dirigé des cabinets ministériels:

–         en 1984,  le “secrétariat d’Etat à l’Economie sociale”
–         en 2000,   dans le gouvernement Jospin le «Secrétariat d’Etat à L’Economie Solidaire»
          confié à un élu “vert “  – Guy Hascoet –

Je veux mettre mon capital de connaissances, mes réseaux, ma longue expérience du terrain et  ma pratique particulièrement utile des circuits de pouvoir, au service de notre canton.

 Même si mes choix politiques sont clairs,  je n’ai pas une conception sectaire de la vie publique et je ne pars pas du principe contreproductif que ce qui a été fait par la partie adverse est obligatoirement négatif en tout. Je travaillerais quelque soit le scénario politique du moment en bonne intelligence avec tous les élus, y compris ceux qui ne seront pas de mon bord.  Cela m’est arrivé souvent durant ma carrière (je pense à ces grands ministres républicains appartenant au courant gaulliste que furent Robert Boulin et Philippe Seguin que j’ai eu la chance de connaître et de servir, je pense aussi au très remarquable et créatif ministre de l’Emploi qu’a été le communiste Jack Ralite avec lequel j’ai également eu le bonheur de travailler).

Dés lors que l’on trouve des points d’accord pour résoudre des problèmes concrets,  il faut savoir travailler ensemble même si l’on peut avoir des divergences majeures sur d’autres sujets. Il y a toujours des moments surtout dans la vie locale où il faut savoir dépasser les clivages, éviter de tout politiser à tort et à travers, et avoir la générosité et l’intelligence de se rassembler face à la crise sans précédent que traverse aujourd’hui le Beaujolais.

C’est avec un profond désir de changement et de mobilisation des énergies et des bonnes volontés de tous, que je vous propose d’être votre nouveau représentant au conseil général du Rhône.

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