Parution du livre « La brutalisation du corps féminin dans la médecine moderne »

dimanche 13 janvier 2013 par Marc Girard

Considérons cent femmes tirées au sort. Toutes auront été confrontées à une forme ou une autre d’une médicalisation spécifiquement liée à leur sexe : vaccins (rubéole…), hormones pour un oui ou un non, traitement de la ménopause, dispositifs contraceptifs, aide à la procréation, cicatrices d’épisiotomie ou de césarienne, hystérectomie, mammographie, etc. Quoi d’équivalent chez l’homme ? Passant la médicalisation du corps féminin au crible de la médecine fondée sur les preuves (en se concentrant sur l’obstétrique, la contraception et la mammographie), Marc Girard montre que cette débauche d’activisme est aussi inutile que nuisible. Puis, il s’interroge en freudien sur l’inconscient de l’obsession médicale pour les présumées fragilités du féminin. Des travaux d’historiens lui permettent de repérer une continuité millénaire de répulsion médicale à l’endroit des femmes, dont les effets vont brutalement s’aggraver à la fin du XVIe siècle, quand la médecine va croiser une autre tradition férocement misogyne : celle du catholicisme. Du même coup, c’est un présupposé majeur de tous les féminismes qui risque de s’effondrer : en basant leur « émancipation » sur une médicalisation (la pilule, notamment) qui s’est constituée dans l’horreur de leur corps, les femmes ne se sont-elles pas contentées de changer d’oppresseur ?…

Mathématicien de formation, le Dr Marc Girard s’est spécialisé en recherche clinique et en épidémiologie, avec un intérêt tout particulier pour les effets dommageables des traitements médicaux (iatrogénie). Il pratique également comme psychanalyste, et c’est d’un double regard scientifique et psychologique qu’il tire la réflexion de ce livre politiquement incorrect.

ISBN : 978-2-9543778-0-3

Edité par l’auteur, 4 square Paul Fort, 78760 Jouars-Pontchartrain

agosgirard@free.fr

Dépôt légal : janvier 2013

140 pages, 15 €, port gratuit pour la France (contacter l’auteur pour les envois à l’étranger).

Disponible directement chez l’auteur (4 square Paul Fort, 78760 Jouars-Pontchartrain) :

  • envoyer un chèque, libellé à l’ordre de Marc Girard,
  • pour un paiement par Paypal, contacter l’auteur par e-mail (agosgirard@free.fr).

Table des matières

Avant-propos : le choix de l’autoédition

Introduction : une voix différente…

1. Accouchement

  • Le patriarche déchu
  • La mère humiliée
  • La question du progrès
  • Au-delà du rationnel
  • Un peu d’histoire

2. Contraception : les paradoxes de l’émancipation

  • Toujours bien assez bon pour elles
  • L’émancipation de Bécassine
  • Un consensus impressionnant
  • Ami des femmes et bonne copine
  • La « cause des femmes » comme super prétexte

3. Contraception : l’envers du décor

  • Expertise et inconscient
  • Effets indésirables de la pilule
  • La jouissance version 1984
  • Contraception et érotisme
  • Contraception et parentalité
  • Contraception et castration
  • Brutalisation
  • Falsification

4. Mammographie

  • Une conscientisation étrangement récente
  • Dépistage piège à c***
  • Le rêve d’une tradition misogyne
  • « Miroir, gentil miroir… »
  • Gynéco-psychiatrie
  • La médicalisation au service du capitalisme

Conclusion

  • Un mythe fondateur de tous les féminismes
  • Patriarcat contre matriarcat
  • Le choix de l’oppresseur
  • Retour à Freud

Post-scriptum – Du côté des historiens

  • E. Shorter : Le corps des femmes
  • Y. Knibiehler : La femme et les médecins

Dans ses falsifications aussi obstinées que facilement documentables (notamment en ce qui concerne l’historique de la chose), l’actuelle controverse sur les pilules de 3e/4e génération illustre la difficulté à affronter sans concession la question pourtant énorme de la misogynie médicale.

Eu égard à un tel contexte, loin d’être une position par défaut, l’option de l’autoédition doit être comprise comme un choix éminemment politique, visant à conserver totale une liberté de parole sur un sujet politiquement aussi incorrect (cf. mon Avant-propos donné ici en pièce jointe). Un tel choix appelle en retour une position de réception non moins politique où, qu’il adhère ou non aux idées exposées dans ce livre, chaque lecteur est invité à se demander :

  • si elles sont dignes d’attention,
  • dans l’affirmative, de quelle façon il peut lui-même contribuer à ce qu’elles participent au débat public.

Accessoirement, et de façon non moins politique, il est demandé au lecteur d’adopter une position de connivence, voire de compassion (cum patere : sentir, souffrir avec) au regard des inconvénients qui s’attachent forcément au boycott des circuits officiels de publication [1], en particulier : limitation des voies de commande, restriction des moyens de paiement. Je reste convaincu que qui veut vraiment lire ce livre ne s’arrête pas à de tels détails.

Je ferai tout mon possible pour améliorer les choses autant que faire se peut, mais compte tenu de la situation médiatique et des interrogations de plus en plus pressantes qu’elles suscitent chez de nombreux correspondants, j’ai cru utile d’agir pour mettre désormais rapidement à la disposition du plus grand nombre cet ouvrage dont la gestation a pris plus de trente ans.

[1] C’est un de ces hasards émouvants que la publication de ce livre soit exactement contemporaine du suicide d’Aaron Swartz qui s’était, lui aussi et à sa façon, tellement révolté contre les circuits traditionnels de la publication.

Documents joints

Le choix de l’autoédition

13 janvier 2013
Document : PDF
62.4 ko

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