Japon, de pire en pire : territoires impropres à la vie, contaminations des eaux, populations contaminées, enfants sacrifiés

Un niveau excessif de radioactivité, jusqu’à 29 fois supérieur au niveau moyen a été détecté dans les organismes marins pour le strontium90 et jusqu’à 300 fois pour le césium137. A Fukushima, les rejets radioactifs de césium 137, dont la période radioactive est de 30 ans, sont à présent 168 fois plus importants qu’à Hiroshima victime de l’explosion de la bombe nucléaire en 1945. Les autorités et le lobby nucléaire sacrifient la population, les enfants, les territoires. 

Un niveau excessif de radioactivité a été détecté dans les organismes marins près de la centrale nucléaire endommagée au Japon

Des échantillons biologiques prélevés dans les eaux dans la région du Pacifique de l’Ouest à l’est de Fukushima au Japon, ont révélé des niveaux excessifs de radioactivité, selon un communiqué publié mercredi par l’Administration d’Etat océanique de Chine. Le niveau de strontium-90 – un isotope du strontium radioactif – dans des calmars est 29 fois supérieur au niveau moyen des échantillons prélevés dans les eaux côtières de la Chine. Ce qui signifie que les eaux ont été contaminées par les matières radioactives en provenance de la centrale nucléaire et des réacteurs endommagés à Fukushima.

Ils contiennent également de l’argentum-110m et du césium-134, qui sont normalement difficiles à détecter dans les eaux côtières de la Chine.  Le césium-137 et le strontium-90 ont été détectés dans tous les échantillons d’eau alors que le césium-134 a été trouvé dans 94% des échantillons, selon le communiqué. Les niveaux les plus hauts de césium-137 et de strontium-90 dans les échantillons étaient respectivement 300 fois et 10 fois supérieurs au niveau de radioactivité découvert dans les eaux territoriales de la Chine.

Les rejets de césium 137 à Fukushima 168 fois plus importants qu’à Hiroshima

La quantité de césium radioactif dégagée depuis le 11 mars par la centrale nucléaire en perdition de Fukushima (nord-est du Japon) est 168 fois plus importante que celle dispersée en un instant par la bombe atomique d’Hiroshima, a affirmé jeudi dernier le journal « Tokyo Shimbun », qui s’appuie sur des estimations du gouvernement. Les réacteurs endommagés ont dégagé jusqu’ici 15.000 terabecquerels de césium 137 au fil des mois. En août 1945, la bombe atomique larguée par l’armée américaine au-dessus de la ville d’Hiroshima (sud-ouest) avait relâché instantanément dans l’atmosphère 89 terabecquerels de cet isotope dont la période radioactive est de 30 ans. La bombe A a fait 140.000 morts, tués immédiatement par la chaleur ou le souffle de l’explosion, ou dans les mois suivants, à cause des effets des radiations, alors que l’accident de Fukushima va causé des décès et maladies sur plusieurs générations.

La zone d’évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour du site instituée par les autorités japonaises apparaît comme une sinistre rigolade au regard des mesures de radioactivités enregistrées jusuq’à plus de 200km au-delà de Fukushima-Daichi

Plus de 85.000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d’accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation.

L’explosion du réacteur de Tchernobyl (Ukraine) en 1986 a dispersé dans l’environnement 900 fois plus de césium 137 que la bombe d’Hiroshima, selon les évaluations de l’Institut français de la radioprotection et de la sûreté nucléaire (IRSN).

La carte du désastre

Face au silence des autorités concernant l’impact exact de la catastrophe nucléaire, des physiciens indépendants de l’industrie nucléaire ont décidé de faire une carte qui montre que des régions dites « sûres » sont gravement contaminées. Mamoru Fujirama, de l’Université d’Osaka, a réalisé avec l’aide de 600 de ses collègues cette carte. Impact exact de la catastrophe nucléaire, zones les plus touchées, celles qu’il faudra interdire définitivement, celles que l’on pourra tenter de décontaminer : ni les autorités japonaises ni l’exploitant nucléaire Tepco n’ont à ce jour fourni de démenti

Mamoru Fujiwara n’est pas un militant antinucléaire mais l’évidence s’impose à lui : « Cette radiation va durer très longtemps, elle va s’enfoncer dans le sol, elle va circuler. Nous avons le devoir d’étudier tout ça. »

Avec 600 collègues, le professeur a divisé le cercle de 80 kilomètres autour de la centrale en 2 000 cases. En juin, cinq prélèvements de sol sont effectués dans chaque case. Les résultats, attendus fin août, ne passeront pas inaperçus : une carte provisoire indique déjà qu’une coulée de contamination « grave » affecte des régions réputées « sûres », comme les villes de Fukushima City et Koriyama, touchant même une banlieue de Tokyo.

75 % des réacteurs nucléaires sur 54 sont à l’arrêt

La réduction de capacité de production électrique nucléaire oblige les Japonais à consommer moins. La réduction de capacité de production électrique nucléaire force les entreprises et les particuliers à minimiser leur consommation. C’est de gré ou de force ce qu’ impose à la population le nucléaire. Au Japon, et peut-être si nous n’empêchons pas le lobby nucléaire de poursuivre son oeuvre de mort, demain en France.

Au total, il ne restera plus que 13 réacteurs en exploitation commerciale dans tout le Japon, sur un parc de 54 unités. Deux autres doivent, en outre, entrer en maintenance dans les prochaines semaines et cinq supplémentaires d’ici à la fin de l’année. Dès le tremblement de terre et le tsunami du le 11 mars et l’accident à la centrale nucléaire Fukushima Daichi, une quinzaine de réacteurs ont été subitement arrêtés dans les centrales du nord-est, puis une autre tranche présentant des risques à Hamaoka (centre). Le redémarrage de tous les autres réacteurs stoppés pour maintenance ou à cause des secousses sismiques est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l’approbation des autorités locales.

Le corium de Fukushima et ses effets dévastateurs

En parallèle des émissions de particules radioactives disséminées dans tout le Japon, et les milliers de m3 d’eau qui continuent à être chargée de déchets mortels pour des milliers d’année dispersés dans le Pacifique : il va y avoir les effets du Corium qui s’enfonce sous les centrales.

Trois masses hautement radioactives de respectivement 20 tonnes, 60 tonnes et 70 tonnes de combustibles et matériaux fondus accumulées au fond des 3 réacteurs en perdition de Fukushima sont portées à une température de 2500 à 3200 degrés par les désintégrations nucléaires qui continuent à s’y poursuivre. Ces bombes potentielles s’enfoncent inexorablement dans le sol sous les centrales, transperçant les cuves en acier, les 8 mètres de béton et se dispersant on ne sait pas encore où. D’autant que l’exploitant nucléaire TEPCO n’a pas réussit à construire comme à Tchernobyl une chape de béton sous la centrale pour l’isoler du sous-sol.

Les officiels sont discrédités au Japon comme en France et partout dans le monde

L’Agence de sûreté nucléaire japonaise (Nuclear and Industrial Safety Agency) est accusée d’avoir manipulé l’opinion publique avec la complicité de l’industrie nucléaire. Les employés de l’industrie nucléaire étaient envoyés dans les réunions d’enquêtes publiques pour manifester leur opinion favorable au nucléaire (Source Wall Street Journal)

En France, si l’IRSN  (organisme étatique, non indépendant, héritier de l’IPSN, lui-même de l’OPRI et de l’OPCRI que le Pr. Pellerin a rendu célèbre…) fabriquent de belles animations infographiques en couleur représentant soi-disant le déplacement du nuage radioactif après Fukushima (des dessins animés pour amuser les enfants) ses modélisations ne prennent pas en compte ce qui s’est passé dans les premiers jours après les explosions des réacteurs. Evènement pas anodin et essentiel mais impossible à intégrer car les capteurs étaient… hors-services.

Par ailleurs les niveaux de dose retenu par l’IRSN ne prennent pas en compte, non plus, l’exposition par autres voies externes comme l’exposition par immersion dans le panache et la contamination interne résultant de l’inhalation de particules dans le panache, et les doses internes déjà reçues ou reçues à la suite des ingestions d’aliments contaminés. Les doses totales « efficaces » externe et interne pourraient ainsi augmentées considérablement en fonction du type de dépôt (sec ou humide), de l’alimentation et de la source de nourriture.

L’IRSN qui a été très active aux côtés de l’OMS et de l’AIEA pour essayer de nier les effets à long terme sur les faibles doses (leurs arguments furent longtemps basés sur les scandaleuses études américaines faites à Hiroshima et Nagasaki) a tenté de manipuler les mots et termes mêmes; introduisant par exemple le vocable « Stochastique » pour essayer de maintenir leurs mensonges.

Alors la fiabilité des déclarations et affirmations de l’IRSN après Tchernobyl comme après Fukushima ne sont que propagande et manipulations. Ils sont donc totalement disqualifiés pour quoi que ce soit.

29 millions de mètres cubes de terre contaminée soit 23 stades sportifs d’une capacité de 55.000 personnes, et un coût de plusieurs milliers de milliards de yens

Le Japon va devoir tenter d’enlever et éliminer 29 millions de mètres cubes de terre contaminée par l’accident nucléaire (fusions de réacteur, explosions et fuites radioactives, retombées su les terres et la mer,…) de Fukushima dans une zone de 2.400 km2 plus grande que Tokyo (2.170 km2), selon le ministère de l’Environnement nippon. C’est l’équivalent de 23 stades sportifs d’une capacité de 55.000 personnes.

L’élimination d’une couche de 5 cm de terre superficielle contenant sans doute du césium signifie que l’on retire l’herbe et les feuilles mortes des forêts, la terre et les feuilles des caniveaux.  Le gouvernement doit décider où entreposer les déchets à titre temporaire et comment les éliminer définitivement. Donc contaminer de nouveaux lieux!

Le ministère de l’Environnement dit avoir réclamé 450 milliards de yens supplémentaires (plus de 4 milliards d’euros) dans le cadre d’un troisième budget supplémentaire pour l’année prenant fin en mars qui doit être présenté en octobre à la Diète (parlement). Jusqu’ici, le gouvernement a collecté 220 milliards de yens (environ 2,20 milliards d’euros) pour les travaux de décontamination, mais certains experts estiment que la facture atteindra des milliers de milliards de yens.

Environ 80.000 personnes expulsées ont dû quitter la région de force, la catastrophe de Fukushima a fait 20.000 morts et plus de 240.000 disparus, les autorités ont interdit aux habitants de pénétrer dans un rayon de 20 km autour de la centrale de la compagnie Tepco, située à 240 km environ de Tokyo : mais à Tokyo même des niveaux de radioactivité incompatible avec la santé et le maintien de la vie ont été relevés. Il faudrait évacuer Tokyo. Mais le gouvernement espère que d’ici deux ans la moitié des radiations dans les lieux contaminés auront baissé sous l’effet du temps et des initiatives désespérées humaines.

Des niveaux catastrophiques de 30 000 à 60 000 becquerels par mètre carré ont été mesurés et du plutonium découvert bien au-delà de la zone interdite

Le quotidien japonais Asahi Shimbun a révèlé que des niveaux élevés de dépôts radioactifs de césium ont été mesurés dans les zones des préfectures de Chiba et de Saitama qui touchent la municipalité de Tokyo. Ils s’étendent entre 200 et 250 kilomètres des ruines de la centrale nucléaire de Fukushima. Les mesures ont été faites entre le 8 et le 12 septembre derniers.  À Chiba des niveaux de 30 000 à 60 000 becquerels par mètre carré ont été mesurés. Dans les zones montagneuses de la préfecture de Saitama (Après l’accident nucléaire de Tchernobyl, en 1986, les zones présentant un taux de radioactivité de plus de 37 000 becquerels avaient été déclarées zones contaminées, et les zones supérieures à 550 000 becquerels avaient fait l’objet d’une évacuation forcée).

Dans les zones de Shiba et de Saitama, les niveaux de radiation les plus élevées induisent chez l’homme une exposition à la radioactivité de 0,2 à 0,5 microsievert par heure, soit une exposition maximale de plus de 4 mSv par an. Pour fixer les idées, en France, la dose maximale de rayonnement artificielle pour le grand public est de 1 mSV par an et 20 mSV pour les travailleurs du nucléaire.

Mais la conversion des mesures de la radioactivité du césium faites au niveau du sol (souvent par hélicoptère) en doses reçues par les japonais ne tient pas compte des émissions des autres éléments radioactifs déposés (dont des émetteurs alpha, difficiles à détecter). Mais surtout elle ne tient pas compte du fait que les habitants ne font pas que subir le rayonnement du sol : ils boivent de l’eau, respirent l’air, mangent des légumes, qui sont eux-mêmes contaminés, et dont il résulte forcément une contamination interne du corps, autrement plus dangereuse que la contamination externe.

Des traces de plutonium ont aussi été découvertes jusqu’à une distance de 45 km au-delà de Fukushima. Or le plutonium est un élément radioactif éminemment dangereux dont une seule petite poussière inhalée peut suffire à provoquer un cancer après plusieurs années ou plusieurs dizaines d’années. 

La problèmatique des faibles doses d’irradiation révèle les retards de la médecine qui en est restée au paradigme Pasteurien (lutte contre les maladies bactériennes, microbiennes, virales) alors que les questions de santé publique ont énormément évolué notamment du fait des multi contaminations nucléaires consécutives aux 2400 essais nucléaires dans l’atmosphère ou sous-terre et sous-mer et de l’activité quotidienne des centrales nucléaires dites civiles.Il est vrai que tous les organismes nationaux et internationaux en charge de la santé publique ont été noyautés par ceux-là même qui produisaient ces nuisances grâce à une stratégie que l’on appelle « stratégie à 360 degrés ».

Ils ne se résignent pas

Ils se nomment les « révoltés de Fukushima ». Ils, ce sont des femmes et des hommes, des mères et pères de familles, des salariés et des agriculteurs, des étudiants et des privés d’emplois. Ils sont loin de l’image de résignation que tente d’imposer les médias occidentaux dans les pays nucléarisés. Ils se battent au quotidien contre les criminels de la destruction atomique, pour défendre leur santé et celle de leurs enfants et des enfants à venir. Ils affirment haut et fort que le nucléaire « ça suffit », qu’ils ne veulent plus survivre dans la peur et l’attente du cancer ou de la leucémie, ils en on assez de s’entasser dans des gymnases et centres de secours depuis plusieurs mois, simplement séparer les uns des autres par des abris en carton.

Ils alertent aussi l’opinion mondiale : « ne croyez pas que cela n’arrive qu’ailleurs et aux autres. Nous l’avions cru après Tchetrnobyl par ce qu’on nous avait fait croire que l’accident nucléaire était du à l’incompétence du système politique et technique soviétique? Mais, nous ici, nous sommes un pays développé et en pointe technologiquement. En fait c’est le principe même de la destruction atomique (le nucléaire) qui menace toute la planète et porte atteinte à la santé et à la vie. Et là, il n’y a ni barrière géographique, ni différences de races et de sexes, ni de choix dans l’âge des victimes. »

La question angoissante de Simon : Suis-je irradié?

Simon habite depuis dix ans à Fukushima City, située à 60 km de la centrale, bien au-delà du rayon d’exclusion – de 20 à 30 km. Il se souvient des suites du séisme du 11 mars : « Le gouvernement a parlé de dégâts sur la centrale, mais pas de problèmes de radioactivité. Quand il y a eu l’explosion d’hydrogène le 14 mars, je me suis dit que c’était loin, mais je commençais à douter des autorités qui ne cessaient de dire que tout était sous contrôle. »

La prise de conscience de Simon, avec d’autres citoyens japonais, met plusieurs semaines à se formaliser. Début mai, il rejoint l’association Kodomo Fukushima, dont le but est de protéger les enfants des radiations. Seulement une centaine de membres seraient actifs, estime Simon – « C’est peu. »

A 47 ans, Simon veut tourner la page Fukushima. Il laisse derrière lui son appartement, son travail, ses amis, et restera en France les trois mois que lui autorise son visa touriste. Puis, peut-être l’Angleterre, ou l’île d’Okinawa, « un peu les Antilles du Japon, le plus loin possible de Fukushima. »

Son idée ? Faire analyser la dose de radioactivité qu’il a reçue. Il a entendu parler du « Whole Body Counter » (ou anthroporadiamétrie), une machine qui détecte les radionucléides contenus dans l’organisme. La seule machine disponible près de chez lui est inaccessible : elle est près de Tokyo, « mais cela coûte près de 1000 euros » pour y avoir accès. Il raconte cette anecdote : « A Fukushima City, seulement cinq personnes ont pu l’utiliser : ils tournaient une émission télé, et c’est la chaîne qui a payé. Officiellement, les résultats sont normaux, mais une contre-expertise est en cours par des citoyens qui se sont formés à la radioactivité. »

Avec son Geiger acheté sur Internet, il fait ses propres mesures. Les analyses d’urine, bien moins chères, ont été réservées aux enfants. Pendant la semaine qui a suivi l’accident, Simon est sorti en combinaison de ski, masque et lunettes, « de la science fiction », se souvient-il. Puis, il n’a eu qu’à croire les propos toujours rassurants du gouvernement : « La limite d’exposition décrétée comme maximale a été augmentée de 1 à 20 millisieverts (mSv) par an [20 mSv/an est la dose prévue pour les travailleurs du nucléaire en France, ndlr], sinon il aurait fallu évacuer et les autorités préfèrent maintenir les gens dans les zones contaminées. J’ai acheté un compteur Geiger sur Internet, je fais des mesures moi-même et je le prête. Souvent, je détecte une radiation largement supérieure à 20 mSv. »

En savoir plus :  coordination anti-nucléaire sud-est

http://www.rue89.com/planete89/2011/10/01/simon-refugie-de-fukushima-suis-je-irradie-224068

http://www.irsn.fr/EN/news/Documents/IRSN-Fukushima-Report-DRPH-23052011.pdf

http://www.facebook.com/l/7AQCVhQk3AQD5HKSdxTotBG-3-0ZJDq6KavDvtqRYmcWcmQ/videos.arte.tv/fr/videos/fukushima_les_revoltes_du_nucleaire-4168936.html

http://aweb2u.free.fr/dotclear/index.php?post/2011/08/12/Le-corium-de-Fukushima

http://www.ddmagazine.com/201110012310/Actualites-du-developpement-durable/Des-zones-bien-contaminees-a-250-km-de-Fukushima.html

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