L’écologie est fondamentalement politique

 La question qui devrait précéder toute réflexion politique est: qu’est ce que l’homme ?

En 1914, on a pris les hommes pour de la chair à canon. Dans les tranchées, les soldats ont été traités d’une manière inhumaine. Ce qui était la valeur première, c’était « faire son devoir et mourir pour la Patrie » au détriment de l’humain, la vie humaine ne comptant presque plus.

En 1940, pire. Crime contre l’humanité. Avec la shoah, c’est la notion même d’humanité qui devait être détruite. La question « qu’est ce qu’être un homme » ne devait plus être posée. D’où le beau titre du livre de Primo Levi  : Si c’est un homme.

Et depuis ?  – C’est flou. On ne sait plus très bien ce que c’est qu’être humain. La question est plus que jamais d’actualité car il n’y a peut être pas de consensus là dessus. Chacun  a ses réponses.

Quant au langage officiel, parle-t-il d’êtres humains ou de consommateurs ?

L’économie de marché est censée être au service de l’humain et non l’inverse. Où en sommes nous avec ça ?

Ne sommes nous pas en train de confondre les moyens et la fin, tant ces questions sont devenues techniques et complexes ? – L’économie de marché, la financiarisation, restent-t-elles à leur place de moyen au service d’un Bien supérieur et premier qui est l’humain ?  – Ou ont elles pris la place même de l’humain et sont elles désormais considérées comme le bien suprême, l’humain devenant alors secondaire et au service de l’économie.

Au chapitre du dogmatisme et de l’idéologie, le dogme qui affirme que ce qui est bon pour l’économie est bon pour l’homme a du plomb dans l’aile: ce qui est bon pour l’économie est d’abord bon pour l’économie; et ensuite seulement, dans le meilleur des cas, pour l’homme.

Une multinationale travaille d’abord pour gagner de l’argent. C’est ce qu’on lui demande. Il ne lui est pas demandé de faire de la philanthropie. Monsanto travaille pour Monsanto et ses actionnaires, non pas pour le bien être de tous et l’intérêt général.

Alors ? –

 Quels sont les partis politiques qui mettent l’homme et la terre à l’origine de leur réflexion. A l’origine, c’est à dire générant la pensée et les décisions. Quel parti a été fondé sur cette question centrale de la protection de la planète pour l’homme et le vivant ?  – Un siècle vient de nous apprendre que l’homme est fragile dans son humanité, et la terre, menacée. Si nous en avons pris conscience, c’est le moment de décider.

 Blanche de Romefort.

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