Qualité de vie et environnement

L’environnement n’est pas seulement une affaire de fleurissement et de ramassage des déchets qui est efficace. D’autres aspects sont moins visibles mais tout aussi importants.

Les pollutions, le réchauffement climatique, l’urbanisation affectent désormais notre cadre de vie d’une façon de plus en plus brutale, par exemple avec des épisodes de sècheresse ou les pluies abondantes. Cela entraîne des conséquences sur notre cadre de vie, sur l’image du territoire et sur notre pouvoir d’achat. Cette mutation est à anticiper et à maitriser. Le conseil général peut y aider. Nous avons des propositions neuves à mettre en débat.

Environnement et cadre de vie : cela passe par un paysage bien entretenu. Nous devons en avoir d’autant plus le souci que le paysage Beaujolais par sa douceur et son harmonie séduit tous ceux qui le découvrent. Certains le comparent à la Toscane.

Cela passe ensuite par un habitat débarrassé des pollutions et qui ne soit pas insalubre, des aliments qui ne soient pas chargés en résidus de produits dangereux, des sols qui soient vivants, une eau et un air qui soient purs.

Cela passe également par des facilités de transports aisément accessibles. Cela devient de plus en plus difficile en milieu rural pour les personnes âgées mais aussi pour les nouveaux habitants obligés à des déplacements domicile-travail de plus en plus malaisés. Cela est vrai aussi pour les habitants sédentaires du fait du renchérissement de l’essence.

Environnement et image du territoire  – Un environnement qui se dégrade est un signe de crise qui ne trompe pas, un peu comme une personne déprimée qui ne prend plus soin d’elle même. Or la viticulture Beaujolaise est en crise et cela retentit sur toute l’économie locale puisque celle-ci n’est guère diversifiée. Si le Beaujolais ne réagit pas l’image qu’il donnera de lui aux visiteurs extérieurs en sera affectée. Ces visiteurs ce sont les touristes que nous pouvons attirer pour du tourisme doux fait de promenades dans la nature, d’échanges avec les habitants, intéressant les familles ou les actifs et les jeunes retraités friands d’oenotourisme . Ces touristes proviennent aussi bien des flots de voyageurs qui empruntent le grand axe nord-sud européen de l’autoroute A 6 que de la métropole Lyonnaise ou encore de Paris par le TGV. Si notre cadre de vie se dégrade ils ne viendront pas chez nous. Ces visiteurs ce sont aussi les acheteurs de nos vins.

Le Beaujolais a été très critiqué ces dernières années, il a été accusé de fraudes qui entacherait la qualité du produit et le vignoble est trop souvent présenté comme une cause de pollution, notamment des eaux.

Aujourd’hui il est vital de répondre aux attentes des consommateurs et de fournir la preuve que nous faisons le nécessaire pour réduire les intrants chimiques. Ces visiteurs peuvent également avoir envie de s’installer chez nous, nous apporter des compétences et des activités nouvelles et être ainsi autant d’«ambassadeurs» vis à vis de l’extérieur. Viendront-ils dans un environnement dégradé ?

 Environnement et pouvoir d’achat. Dans un monde qui va de plus en plus être soumis à la contrainte du renchérissement énergétique et à la nécessité de contrôler l’emploi de substances représentant un risque pour la santé (et donc un risque pour les comptes de la sécurité sociale) l’environnement est devenu un enjeu important pour notre pouvoir d’achat. Il nous faut donc économiser l’énergie, réduire les pollutions, recycler les déchets, améliorer notre alimentation.

Mais ces changements ont également un coût et celui-ci n’est pas toujours reparti équitablement. C’est le cas du service public d’assainissement non collectif (SPANC). I’objectif est de limiter les pollutions résultant des effluents provenant des maisons individuelles et des exploitations notamment viticoles qui ne sont pas raccordées au tout à l’égout. Cela est fondé mais devrait se faire sans imposer aux usagers une lourde charge financière. D’un territoire à un autre, y compris au sein de notre communauté de communes, le coût des équipements n’est pas le même.

Il faut savoir que certains sont écologiques et économes tandis que d’autres le sont moins. Les grands groupes spécialisés dans le traitement de l’eau (Véolia, Lyonnaise des eaux…), ont tiré les normes vers le haut et ont obtenu de certaines collectivités que soit retenu leur modèle plutôt que des modèles alternatifs. En outre l’obligation de passer par un bureau d’études, qui peut être proche des grands groupes, ne garantit pas que soit forcement choisie la formule la plus économe et la plus efficace. Cela a entrainé des couts tels qu’il a fallu mettre en place des systèmes de subventionnement. Si au final ceux ci ont un peu allégé la note pour les personnes concernées prises individuellement ils l’ont alourdie collectivement parce qu’il sera recouru à l’impôt.

 Une bonne politique de l’environnement ne doit pas entrainer des coûts supplémentaires surtout pour des territoires et des populations en difficulté comme c’est le cas aujourd’hui dans notre canton. Elle doit au contraire améliorer leur vie quotidienne et leur pouvoir d’achat 

Nos  propositions  :  Nous nous atacherons  à ce que le conseil général promeuve les actions suivantes :

  • La mise en œuvre d’un diagnostic environnemental local annuel afin de repérer les points noirs et de suivre les progrès accomplis en matière de réduction des pollutions, de retour de la bio diversité.
  • La prise en compte dans ce diagnostic environnemental local de l’impact des mesures prises en faveur de l’environnement et de leur effets sur le pouvoir d’achat des habitants.
  • La prise en compte des problèmes relevant de la relation entre l’environnement et la santé publique.
  • Un soutien énergique aux initiatives du monde viticole visant à réduire les intrants phytosanitaires (pesticides,herbicides). Je renvoie à ce sujet à nos propositions relatives à la viticulture.
  • Un renforcement des aides concernant la lutte contre l’érosion et la pollution des sols en liaison étroite avec les institutions concernées (DREAL, Agence de l’eau, ARS notamment) et les acteurs locaux (viticulteurs, constructeurs, élus) afin de mieux gérer les bassins versants, les zones humides et en recourant à des solutions naturelles (ouverture de serves, enherbement, plantation de haies) plutôt qu’au béton. L’obtention d’aides ou d’une rémunération de service rendu dans le cas où un entretien continu serait nécessaire (par exemple pour protéger les zones humides).
  • Mettre en œuvre un plan de récupération et d’entretien des friches crées par l’arrachage des parcelles de vigne.Je renvoie à ce sujet à mes propositions relatives à la viticulture et aux activités nouvelles.
  • Résorber les décharges sauvages et trouver une solution au problème des «gros déchets» de chantier et à celui des cuves stockées et abandonnées dans la nature.
  • Améliorer le tri sélectif et prévoir des ramassages spéciaux pour les personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer à la decheterrie ni même se rendre jusqu’aux bennes de leur village.
  • Un appui apporté à la communauté de communes afin qu’elle ait les moyens de mener à bien son programme local de l’habitat et que soient pris en compte par ce programme l’utilisation de matériaux naturels et sains et que soient recherchées des économies d’énergies dans l’isolation et les modes de chauffage.
  • Apporter une aide aux associations de chasseurs et de pécheurs afin de les associer aux démarches de protection de l’environnement. Ils ont en milieu rural un sens aigu de la nature qu’ils connaissent généralement très bien.Ils peuvent être des lanceurs d’alerte réactifs et des auxiliaires efficaces. –
  • Privilégier les solutions écologiques les moins coûteuses et les plus efficaces en ce qui concerne plus particulièrement le SPANC, renforcer les aides, grouper les achats afin de réduire les coûts et inviter la CCRB à se doter de la compétence assainissement dans le cadre d’une compétence environnement renforcée et élargie .
  • Aider les actions visant à développer les sources nouvelles d’énergie. Parmi les options non conventionnelles étudier la possibilité d’une exploitation du «bois énergie» renouvelable fourni par les haies de la partie non viticole du canton.

Au moment ou le monde retient son souffle devant l’accident nucléaire japonais nous devons nous rappeler que le canton se trouve dans l’une des zones les plus nucléarisées du monde,et , qui plus est, exposée à des risques sismiques. Europe Ecologie les Verts demande que nous sortions du nucléaire. Cela se fera progressivement. Afin de réduire le recours aux énergies fossiles et d’éviter le tout nucléaire, il faudra développer massivement les économies d’énergie. Une telle démarche est essentiellement locale. Le conseil général peut y contribuer, notamment par sa politique du logement et en encourageant les collectivités à s’engager dans cette voie.

Le souci de l’environnement est l’un des critères les plus pertinent pour apprécier la valeur d’une politique locale de développement. Nous nous adapterons avec succès à la grande mutation qui commence déjà à bouleverser de fond en comble notre organisation économique et sociale que si nous anticipons correctement ces changements.

Nous devons parvenir, en outre et sans qu’il soit nécessaire de nous l’imposer d’en haut, à les maitriser par nous-mêmes. Au désordre global nous devons trouver des solutions locales.

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