Notre poison quotidien – documentaire – ARTE – Mardi 15 Mars

Mardi  15 Mars  2011 à  20H45  sur Arte « Notre poison quotidien » Une enquête de Marie-Monique Robin

Au cœur de la nouvelle enquête , il y a une question fondamentale : comment les produits chimiques qui contaminent notre chaîne alimentaire sont-ils testés, évalués, puis réglementés ? Au cours des 30 dernières années, le cancer, les maladies neurologiques (Parkinson et Alzheimer) ou auto-immunes, le diabète et les dysfonctionnements de la reproduction n’ont cessé de progresser. Comment expliquer cette inquiétante épidémie, qui frappe particulièrement les pays dits « développés » ? C’est à cette question que répond Notre poison quotidien, fruit d’une enquête de deux ans en Amérique du Nord, en Asie et en Europe. S’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, mais aussi sur les témoignages de représentants des agences de règlementation – comme la Food and Drug Administration (FDA) américaine ou l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) –, le film montre que la cause principale de l’épidémie est d’origine environnementale : elle est due aux quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement, et principalement notre alimentation, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette grande enquête retrace le mode de production, de conditionnement et de consommation des aliments, depuis le champ du paysan (pesticides) jusqu’à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires). Elle décortique le système d’évaluation et d’homologation des produits chimiques, à travers les exemples des pesticides, de l’aspartame et du Bisphénol A (BPA), et montre qu’il est totalement défaillant et inadapté. Elle raconte les pressions et les manipulations de l’industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques. Enfin et surtout, elle explore les pistes permettant de se protéger en soutenant ses mécanismes immunitaires par la nourriture, ainsi que le démontrent de nombreuses études scientifiques (décriées par l’industrie pharmaceutique). Le documentaire sera suivi d’un débat en présence de Marie-Monique Robin

Notre poison quotidien Une enquête de Marie-Monique Robin Une coproduction d’Arte France et INA France 2010, 113 Mn. – HD – Inédit

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5 responses to this post.

  1. Bonjour
    On stigmatise toujours les multinationales pharmaco-phyto-agro-alimentaires et avec raison car elles sont une part plus qu’importante du problème. Mais n’oublions pas la responsabilité des travailleurs de la terre, quels qu’ils soient car ils ont largement contribué à répandre ces poisons au nom de la productivité et surtout du profit !.
    On voit bien aujourd’hui qu’ils ont perdu sur les deux tableaux et ont perdu la confiance des consommateurs…

    Réponse

  2. Je ne suis pas tout à fait d’accord.Le propos est à nuancer.Au sortir de la guerre le recours à la chimie a permis la relance de l’agriculture et il n’existait pas à l’époque d’alternative aussi cohérente comme est en train de le devenir le « bio » aujourd’hui.Il y a une fatalité du Progrès. Celui ci est porteur d’opportunités en même temps qu’il comporte des effets pervers qui ne se découvrent pas forcement sur le moment.D’ou l’intérêt du principe de précaution.Les agriculteurs sont largement les victimes du système et il est injuste de leur imputer la responsabilité comme on le fait trop souvent des pollutions.Il en va de même dans les pays émergents,l’Inde par exemple,ou les petits agriculteurs s’endettent pour acheter les pesticides qui stérilisent la terre et qui les ruinent.Nous considérons ces agriculteurs comme des victimes.Pour moi ils le sont autant que nos propres agriculteurs.J’ajoute que les agriculteurs français ont constamment été mené en bateau par une bonne partie de leurs élites syndicales qui sont solidaires des grandes exploitations productivistes principales bénéficiaires de la PAC.Je crois qu’il faut éviter de stigmatiser une catégorie sociale et chercher plutôt à comprendre quels sont les mécanismes politiques et économiques qui conduisent à une situation donnée.Il faut comprendre et dialoguer.Dans le cas du Beaujolais des progrès ont été accomplis pour cultiver autrement le vignoble.La lutte biologique a déjà porté ses fruits et elle est reconnue.La profession (comité de développement) se donne beaucoup de mal pour réduire les intrants,elle expérimente intelligemment dans ce sens.Des matériels nouveaux sont testés.J’ai le sentiment que beaucoup de viticulteurs ont compris qu’il faut évoluer,que c’est utile pour eux et pour la nature et que c’est attendu par le consommateur.Ce qui pose problème c’est la vitesse de la transformation qui est ralentie par l’immense désespérance de beaucoup d’exploitants qui ne les rend pas disponibles pour des changements qui demandent du temps et de l’argent.Comme « vert » désireux de voir naitre une agriculture paysanne moderne et viable j’entends ,si je suis élu, soutenir les exploitations familiales qui vendent à la bouteille et qui sont l’âme et l’énergie du vignoble.Il faudra mettre des moyens,ils seront à prendre dans l’abandon ou le redimensionnement des projets de prestige et des programmes autoroutiers archaïques d’un conseil général qui a délaissé le monde rural:300 millions d’euros dans un musée des confluences grandiloquent (pour ne prendre que cet exemple) contre seulement 15 millions pour la viticulture et,qui plus est,pour abonder principalement la prime à l’arrachage c’est inacceptable.

    Réponse

  3. On sent bien la réponse du « politique »…
    « …Les agriculteurs sont largement les victimes du système et il est injuste de leur imputer la responsabilité comme on le fait trop souvent des pollutions… »

    « …il faut éviter de stigmatiser une catégorie sociale… »

    Bien sûr !…les élections approchent et il ne faut pas heurter les sensibilités !!
    mais le fait est qu’on ne peut se dédouaner des ses activités menées à grands frais (par la communauté)en rejetant la faute sur autrui!
    à notre époque et ici, on ne peut plus dire « je ne savais pas! »

    Réponse

  4. C’est facile de dire que le politique ménage les susceptibilités.A quoi bon braquer inutilement les gens?
    Je me suis fixé comme objectif de convaincre. En ce qui concerne le vignoble je veux convaincre qu’il est de l’intérêt de tous que le vignoble devienne « clean ».Une prise de conscience est en cours dans ce sens qu’il faut amplifier et aider.La politique,dit-on,est l’art du possible. La mentalité collective à travers les conditionnements qui la déterminent fait justement partie des facteurs à prendre en compte pour rendre possible ce qui est souhaitable.Je maintiens que des très puissants conditionnements ont contraint les agriculteurs à se soumettre à un système productiviste qui atteint maintenant ses limites.
    Dire que la faute en revient à l’exploitant de base pour lequel ce système a constitué dans le passé un progrès réel mais désormais compromis qu’il est est responsable des dégâts de ce progrès, le culpabiliser me semble erroné et injuste.Je me méfie des arguments visant à culpabiliser car ils ouvrent la porte à toutes sortes de manipulations totalitaires.Je préfère faire appel à l’intelligence et à la liberté.Et s’il faut accuser et combattre que ce soit alors ceux qui tirent profit du système en sachant qu’il est dangereux et inéquitable :les industriels avides de profit,les dirigeants qui instrumentent les « petits » afin de maintenir leurs pouvoir et les avantages allant avec.
    Maintenant à l’impossible nul n’est tenu: les gens auxquels on s’adresse peuvent persister à ne pas entendre et c’est leur responsabilité.Il se peut aussi que nous n’ayons pas su nous faire comprendre.
    J’ai le sentiment que le Beaujolais aujourd’hui se délite,que le moment qu’il vit est critique.Je ne suis pas certain que ceux qui vont être emportés par cette déroute qui est pourtant encore réversible finissent par le comprendre tellement le fatalisme,le doute et les contraintes peuvent obscurcir le jugement.Je me garderais bien de le leur reprocher et en attendant je fais ce que je peux

    Réponse

  5. « …Je me méfie des arguments visant à culpabiliser car ils ouvrent la porte à toutes sortes de manipulations totalitaires… »
    C’est un peu extrême et facile…
    j’aime débattre et ne suis pas obtus; ce que je pense c’est qu’au jour d’aujourd’hui il est important et intéressant de mettre tout le monde devant ses responsabilités (sans condamner ni braquer)
    ton argument est du genre: « on nous pousse à dénoncer nos voisins…mais ce n’est pas notre faute si on succombe à la tentation, il doit bien y avoir une raison majeure, plus forte que notre entendement pour qu’on joue ainsi avec nos peurs »
    je pense que beaucoup de travailleurs de la Terre on bien pris conscience du mauvais travail qu’on les a « obligé » à faire et sont tout à fait prêts à opérer un virage salutaire…personnellement j’en connais dans mon entourage.
    Ah! vivement un débat de vive voix!!

    Réponse

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